Road trip #3 - Destination: La gestion des doutes

Il y a quatre ans, j’ai botché l’hymne national américain. Ce n’était pas l’interprétation bâclée qui m’avait secouée le plus. C’était l’attention internationale qu’elle avait attirée… je me sentais petite, nulle et j’avais tellement, mais vraiment honte de moi.

J'en parle davantage en road trip: 

Depuis, je réalise que ce sont les expériences difficiles, comme celle-là qui ont le plus grand potentiel de changer ma vie pour le mieux. C’est pourquoi je reconnais l’importance de me retrouver dans une situation inconfortable de temps en temps. Le malaise que je ressens est la preuve que quelque chose à l’intérieur de moi grandit et évolue.

Quelle a été la dernière fois que vous avez ressenti un malaise ou un point tournant personnel? Qu’avez-vous appris?

Road trip #2 - Destination: couché de soleil

Y’a rien de plus beau que les couchés de soleil en Saskatchewan. Quand je prends le temps de les admirer, je me souviens que mes racines creusent le ciel, autant qu’ils creusent la terre.

https://www.youtube.com/watch?v=HdZVgROkUGU

C’est ma mère qui m’a transmise cette admiration pour les couchés de soleil.

Road trip #1! Destination: Johnny Cash

As-tu déjà lu un poème qui semble avoir été écris que pour toi? …c’est l’impression que Daniel Beaumont m’a donnée quand j’ai lu son texte Johnny Cash. J’en parle davantage dans cette vidéo:   

 

Aimez-vous la collaboration? Qu’en ressortez-vous? 

Je priorise la collaboration car elle a changé ma vie!

Bonne fête des mères à toutes les mamans !!

Je suis très reconnaissante de la mienne et je l’aime beaucoup :-)

Ma mère m’a transmise plusieurs leçons/valeurs que je tiens à cœur :

  • La meilleure recette de macaroni et fromage  

  • L’importance de pardonner

  • L’importance de l’entraide

  • « Fair is not always equal! »…me semble que c’est le genre de chose qu’un parent de quatre enfants dirait souvent!

  • Son amour pour les couchés et levés de soleil en Saskatchewan

Quelles leçons/valeurs retenez-vous de votre maman?

Célébrons la journée internationale de la femme!

Zoé a présenté ces sacs sous format d’installation pour l’exposition Women’s World au centre BAM en 2016. Elle préfère les voir utilisés ou insérés dans un contexte public. Elle aime stimuler des conversations sur les rôles que jouent les femmes dans notre société à travers des objets qui sont attrayants et fonctionnels. Ses sacs sont souvent ‘kitschs-quétaines-cutes’. Ils font références au liens traditionnels qui existent entre la femme et la domesticité à travers des éléments comme la broderie ou des clichés de la fémininité. Elle aime aussi contribuer à la désexualisation de l’anatomie humaine pour souligner ce que nous partageons comme traits ‘physiques’ en tant que membres d'une même espèce. Son sens de l'huCe sac s'appelle: "Titty Tote" 

3 bienfaits de la collaboration qui ont changé ma vie!

La collaboration porte fruits! Voici les 3 bienfaits de la collaboration qui ont influencé ma démarche artistique :

1)    Changement de perspective

La collaboration me permet de faire autrement : découvrir de nouvelles façons de faire de liens, de cultiver des idées et de créer. Cela me permet de voir le monde différemment, de m’inspirer autrement, et rend ma « façon de faire » plus malléable et flexible. Ça fait des chansons plus intéressantes au bout du compte, je crois.

2)    Aiguiser mes forces

Lors d’une résidence d’artiste il y a plusieurs années, Luc de Larochellière m’a conseillée de créer des chansons en débutant par les paroles avant la composition musicale. L’exercice m’a fait réaliser que je travaille au moins trois fois plus fort sur mes paroles que sur ma musique. Alors que je suis capable d’écrire des textes dont je suis fière, la composition musicale me vient tellement plus facilement et naturellement. Un jour, j’ai décidé : pourquoi est-ce que je dois forcer la chose, quand il existe des paroliers qui sont doués avec les mots pour qui l’écriture de paroles vient facilement? C’est alors que j’ai fait appel à Daniel Beaumont, Mathieu Lippé et Mélanie Noël.. L’initiative m’a donné plus de temps et d’énergie à consacrer à la composition musicale pour créer quelque chose plus qui dessert encore mieux les paroles – pour que mes mélodies et structures musicales soient mieux au service des paroles

3)    De nouveaux amis!

Le processus de création est souvent un voyage intime où je peux découvrir les plus belles histoires, souvenirs et idées cachés dans un recoin intime. Je peux également y retrouver des défis et des peurs. Quand je collabore, c’est comme si je laisse la porte entrouverte sur cet endroit – une invitation à l’autre de rentrer, délicatement. On apprend donc à se connaître et on forge des liens créatifs et des amitiés!

Promesse du nouvel an : écouter plus de vinyle

Faites-vous des promesses du nouvel an? Moi non plus! Ben, pas normalement. 

Cependant, cette année j'ai décidé d'en faire une: je veux prendre le temps d'écouter plus de musique. Je ne parle pas d'une écoute passive en road trip dans ma voiture ou en background pendant que je fais du travail à l'ordi. Je fais déjà ça. Ma résolution est inspirée du lecteur de vinyle que j'ai reçu pour Noël. Je me donne le défi ...non, le luxe, de faire une écoute active où j'élimine toutes autres distractions afin d'investir mon attention à l'album en question. J'éteins mon téléphone, je me prépare un bon café, press play and go! Ça fait du bien! 

La plupart des vinyles dans ma collection sont des hand-me-downs de ma grand-mère - un desquels contient des tounes de la chorale de la paroisse des Saints Donatien & Rogatien du village de Prud'homme, SK (enregistré en 1961)...c'est pas fort.

Harmonium et Emmy Lou Harris sont super le fun à écouter, mais mes oreilles veulent autres choses. 

Avez-vous des suggestions? Quels albums devraient absolument faire parti de ma collection?

 

L’inspiration du temps des fêtes

Il a (enfin!) neigé à Saskatoon hier…ben, une petite poudre de rien, mais ce peu d’accumulation met contexte les décorations du temps des fêtes municipales au centre-ville. J’aime ça. On dirait, qu’avec la neige, les journées de -35 sont plus faciles à endurer …ça veut dire que je pourrai bientôt aller patiner!

Quand il neige, j’ai l’impression que le temps arrête. Et quand le temps arrête, je prends du recul… on dirait qu’il y a ben des gens de mon entourage qui prennent du recul à ce temps-ci de l’année. C’est sans doute le temps des fêtes qui encourage cette réflexion.

Et je réfléchis…je viens de vivre une super belle année! En raison des multiples collaborations, j’ai beaucoup grandis en tant qu’artiste et humain. J’ai appris l’importance de faire confiance à de nouveaux collaborateurs, j’ai lancé un nouveau disque dont je suis très fière et j’ai eu le privilège de beaucoup voyager pour partager cette musique avec ceux qui prennent le temps d’écouter– d’ailleurs, durant la période la plus busy cet automne, j’ai visité 17 villes en 21 jours (yikes!)! C’est toute une année!

Je me sens choyée de pouvoir vivre toutes ces expériences et d’être une artiste qui vie de sa musique. Je suis reconnaissante des nombreux collaborateurs, fans et amis qui m’ont encouragée et aidée. À tous les ans, je prends le temps de créer des petits cadeaux faits à la main pour reconnaître ces gens-là. Cette année, je leur ferai des chocolats!

Je suis surtout reconnaissante de ma famille. J’ai bien hâte à passer du temps avec eux à Noël : faire la jasette, écouter des films, jouer des jeux de cartes et manger! …faut dire que les Normand mangent bien! La bouffe joue un rôle hyper important dans notre tradition familiale du temps des fêtes. Que ce soit la tourtière, les perogies ou la sucre à la crème de ma grandmère, on les savoure!

C’est un temps tellement nostalgique pour moi! Pis la nostalgie, ça fait du bien de temps en temps! :-) …c’est ce qui a inspiré la chanson Sing Me Home. Ça pis, Joni Mitchell, un road trip en Alberta et un poème de Victor Hugo. D’ailleurs, j’ai écrit la chanson à la suite d’une marche au centre ville de Saskatoon en Novembre 2014 durant laquelle j’ai pris cette photo :

Comment fêtez-vous cette période estivale? Qu’est-ce qui vous fait chaud au cœur? Qu’est-ce qui vous inspire? 

Entr'Arts: résidence d'artistes à Banff

Ça fait déjà unmois que j’ai l’intention de partager une réflexion par rapport à la résidence d’artiste que j’ai vécue à Banff à la fin août… Dernièrement, je me sens enterrée sous un tas de tâches administratives en vue le lancement de l’album de mon projet anglophone. Je reviens enfin à la surface pour prendre de l’air…oui! Respirer un peu, ça fait du bien!

J’ai passée une semaine à Banff pour participer à Entr’Arts - une résidence d’artiste organisée par le Regroupement des Artistes Franco-Albertains (le RAFA). L’idée du projet c’est de regrouper des artistes francophones de l’Ouest (et quatre du Nouveau Brunswick). Cette année, nous étions vingt : 12 artistes visuels, 5 musiciens et 3 écrivains.

Il s’agit de la quatrième édition à laquelle je participe. J’arrive tout le temps avec un objectif précis pour pouvoir profiter au maximum de mon temps. Ceux qui me connaissent bien savent que j’organise littéralement tout mon temps. D’ailleurs, lors de la dernière édition il y a deux ans, j’étais particulièrement productive : en plus d’avoir profité des cours de yoga offerts par le centre sportif, de faire des longueurs dans la piscine et de prendre des longues marches dans les bois, j’ai eu le temps d’écrire trois nouvelles chansons et composer une musique sur le texte de quelqu’un d’autre.

Cette année, je suis arrivée avec deux objectifs : travailler la mise en scène de mon nouveau spectacle et écrire une nouvelle toune. Mais, je me sentais tiraillée, incapable de maintenir le focus, d’abandonner mes attentes. Pas de yoga, pas de piscine, pas de marche dans les bois… ma tête et mon esprit ressemblaient aux montagnes étouffées par la boucane des feux de forêts au Nord des Etats-Unis. Brouillard total.

Je travaillais pleins d’affaires différentes avec des gens différents : mes nouvelles compos avec Marc Pérusse; l’interprétation/la mise en scène avec Ghyslain Filion; le branding avec Gabrielle Bouchard… J’ai passé trois jours à travailler à fond mes affaires sans avoir l’impression d’avancer du tout! C’est drôle à quel point j’avais peur d’être déçue de moi – peur de ne pas réussir à tout faire! Je me suis mise encore plus de pression et j’ai frappé un mur. 

J’ai décidé de me changer les idées en faisant un tour pour visiter les studios des artistes visuels et Sabine Lecorre-Moore m’a invité à peinturer quelque chose….ça m’a fait du bien! Presqu’autant que la bouteille de vin rouge que je m’étais achetée (j’ai choisi la marque « Screw It »…pour renforcir le fait que je devais abandonner mes attentes).

Jour 4 : le dernier jour de travail. Je me suis réveillée avec un p’tit maux de tête et un « je m’en fou-tisme » - une sorte de « f*ck it » tatoué sur le front. J’ai décidé d’abandonner mes attentes, de suivre le courant …et la boucane s’est dégagée.

Cette année, Entr’Arts m’a rappelé l’importance de moins forcer les choses. Non! L’importance de ne PAS forcer les choses. Parfois les morceaux sont tous là, il faut juste les laisser tomber en place.

Je reconnais la valeur du temps que j’ai passé avec Marc Pérusse (le réalisateur de mon album!) – on a pu discuter de la vision de l’album, choisir les tounes, en retravailler d’autre. On a eu l’occasion de se connaître davantage, de travailler plus ensemble – cela n’a pas de prix! 

Ghyslain Filion m’a fait comprendre une chose SUPER importante : je possède déjà tous les outils que j’ai besoin pour me laisser aller sur scène. Je dois juste me permettre de les utiliser! Quand je force moins, j’ai moins peur, j’ai accès à moi – au noyau de qui je suis et ce que je veux exprimer comme artiste. Mon interprétation est donc plus authentique. Je possède les outils qui me permettront de partager des dimensions de ma personnalité que je n’ai jamais osé explorer. 

Ghyslain Filion

Ghyslain Filion

Marc Pérusse

Marc Pérusse

Le pays du ciel vivant

Je suis fascinée par l’effet que me procure les espaces qui m’entourent. En Saskatchewan, on est réduit à une immense simplicité où les dimensions du paysage sont épiques – plus grandes que la vie. Il y a une relation singulière entre moi et les lieux regroupés sous cet horizon qui suscite ma curiosité… par moments, c’est l’horizon tout court qui impressionne. Le slogan sur nos plaques d’immatriculation est trop parfait : Le pays du ciel vivant.

Si tu as déjà assisté à mon spectacle, tu as sans doute entendu au sujet de ma mère pour qui, prendre des photos est rendu une obsession. En fait, le mot obsession n’est pas le meilleur pour qualifier sa passion. Il suffit de dire qu’elle en a pris sans doute plusieurs centaines. Et mon père, l’homme patient de notre vie, est souvent son chauffeur qui la conduit sur les routes de gravel et de terre, parfois recouverts de neige, pour suivre la lumière du jour et prendre les photos du meilleur spot.

J’ai voudrais partager quelques unes, certaines prises au chalet familial au lac Wakaw:

...tout ça pour inspirer une chanson: Le pays du ciel vivant

Direction SUD!

Puerto Morelos, Mexique

Puerto Morelos, Mexique

J’aime tellement le fait que je peux travailler là où j’ai accès à Internet. Cet hiver, j’en ai profité au maximum. Où est-ce que j’ai passé mon temps? … en Amérique centrale!

J’ai passé deux semaines à me bronzer la bedaine au Mexique avec ma famille. Je me suis baigner dans le Golfe du Mexique, j’ai fait du yoga sur la plage, on a mangé dans les restos… c’était surtout un temps de repos, mais j’ai trouvé des moments à côté de la piscine pour travailler quelques demandes de subventions, des rapports et des bookings. Ouain… ma vie n’est pas facile pannntoute!

Quand je ne suis pas en autobus, je suis en vélo! 

Quand je ne suis pas en autobus, je suis en vélo! 

Je suis revenue au Canada pendant une très brève semaine avant de retourner dans le Sud avec mon amie Susan – j’ai passé une semaine avec au Costa Rica avant de poursuivre mon voyage solo au Nicaragua. Cette fois-ci, c’était de vraies vacances – temps sur plages, j’ai fait de la tryrolienne, randonnés sur des volcans, transport en commun en autobus, améliorer mon espagnol. J’étais fière de moi : j’ai n’ai pas amené mon ordi!!

Moi et Susan. Tamarindo, Costa Rica. 

Moi et Susan. Tamarindo, Costa Rica. 

Les couleurs dans le sud sont spectaculaires!

Ciao for now rock stars!!!

Camp de musique francophone au Manitoba

C’était dans le cadre d’une résidence de perfectionnement professionnel organisée par le Programme de musique francophone de Manitoba Music que j’ai passé cinq jours chez Falcon Trails Resort cette semaine. Situé au bord du Lac Falcon à 150 kilomètres à l’Est de Winnipeg, c’est un endroit paisible et propice à la réflexion, aux échanges et aux apprentissages qui m’y attendaient.

 

..de toute beauté!

..de toute beauté!

L’intention du camp c’est d’assurer une continuité dans l'évolution de la carrière des 10 artistes qui ont participé aux formations  - autant du côté business/développement entrepreneurial (branding, planification de carrière, pistage radio, finances, etc.) que du côté artistique (écriture, mise en scène, interprétation, etc.). La semaine était donc chargée!

Le fait qu’on a fait venir des formateurs et spécialistes qui avaient des liens fermes avec l’Ouest francophone m'avait surtout marquée. D’ailleurs, la majorité d’entre eux habitent dans l’Ouest. Quelle belle façon de souligner la richesse à laquelle nous avons accès à portée de la main – il faut juste l’étendre!

La belle gang!

La belle gang!

Et quel bel accompagnement : entourée de neuf autres auteurs-compositeurs-inteprètes francophones de l’Ouest de grand talent et de formateurs qui connaissaient bien leur domaine. Je reviens en Saskatchewan avec un tourbillon d’idées dans la tête!

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J’A-D-O-R-E des rencontres comme celle-ci car il s’agit d’une occasion de tisser des liens entre les artistes francophones de l’Ouest. Selon moi, il n’y a pas une meilleure façon travailler contre le défi de l’isolement : nous partageons nos vécus, nos expériences, des trucs, les défis, bref, ce que nous avons appris pour faire avancer nos carrières respectives. Ainsi, nous trouvons un terrain commun et développons un système de soutien.

Plus nous créons des liens interprovinciaux dans la francophonie, plus nous nous affirmons en tant que culture francophone dans l’Ouest. Nous cultivons donc une fierté et un sens d’appartenance à une culture que nous partageons tous! À mon avis, c’est un des piliers sur lequel une industrie culturelle francophone viable dans l’Ouest peut s’établir et évoluer. Je suis optimiste. Ça me fait du bien.

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba