Le Gala nouvelle scène - direction artistique

Du 8 au 12 juin dernier, j’ai eu le très grand plaisir d’assurer la direction artistique du gala Nouvelle Scène à Regina. Il s’agit d’une semaine de formation offerte aux artistes débutants fransaskois, à la fin de laquelle, les participants se présentent sur scène. Le lauréat du gala représentera la Saskatchewan au Chant’Ouest (le gala interprovincial) pour tenter sa chance de représenter l’Ouest lors du Festival International de la chanson de Granby en 2016. J’avais donc deux volets principaux à gérer pendant la semaine : la formation des participants et le montage du spectacle.

Photo par Vincent H. Turgeon

Photo par Vincent H. Turgeon

Du côté de la formation, j’étais très choyée de travailler avec une équipe formidable : Giselle Lemire (paroles, interprétation, gestion du trac, etc.), Christie-Anne Blondeau (technique vocale), Michel Lalonde (industrie musicale) et Gent Laird (arrangements et directeur musical). Nous avons réussi à établir un climat de travail dans lequel les participants se sentaient à l’aise de s’ouvrir…mais vraiment. Nous avons aidé chaque participant à tisser des liens personnels avec leurs chansons pour coudre un sous-texte authentique qui soutenait leur interprétation… et, à partir de là, on les a vu s’épanouir.  Utilisant la musique comme le fil unissant les mots les uns aux autres, de fil en aiguille, ils se sont cousu un univers musical qui leur était propre. C’était tellement awesome – dans le vrai sens du mot. J’étais en admiration devant eux le soir du spectacle.

 Vincent Turgeon, le journaliste de Radio-Canada-SK qui nous avait suivi le long de la semaine, a réalisé de supers portraits des participants: Étienne Fletcher, Pascale Marceau-Koziki, Daniel Lelbanc ainsi que le duo Ferré et Fontaine. Ils ont du talent, ils sont ouverts, généreux, curieux et tellement awesome…Découvrez les ici : 

http://ici.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2015/06/11/011-apprendre-chanson-participants-nouvelle-scene.shtml

Du côté du spectacle, je voulais mettre l’accent sur les mots/paroles/poésie et je voulais trouver un traitement visuel texturé sur scène. J’ai choisi le thème : couturiers de paroles. Pour rendre la chose évidente, je voulais littéralement voir un fil conducteur habiller la scène…donc j’ai utilisé près de 10 000 pieds de ficelles en coton pour le faire!

Le tout m’a coûté moins de 200$ en matériaux, mais plus de 20 heures de fabrication et d’installation! Je dois faire un ÉNORME shout-out à Daniel Petit - l’éclairagiste qui a cru au concept et qui a donné généreusement de son temps et énergie pour m’aider à réaliser ce dont j’imaginais dans ma tête. Le résultat était encore plus beau en vraie vie.

Merci aussi à Aurélie Labrière, la coordonatrice du projet au Conseil Culturel Fransaskois et à Audrey, sa stagiaire qui a offert un coup de main indispensable à l’installation aussi. 

Alors que la semaine m’a épuisée, j’en ressors tellement enrichie. J’ai l’impression d’avoir appris plus que les participant : on m’a rappeler qu’en communiquant son affection/appréciation/encouragement, on bâti la confiance; j’ai appris l’importance de laisser la place à tous de grandir; et, quand c’est fait avec et par amour, je peux pousser les participants (et me pousser) encore plus loin que je pensais. Le tout pour stimuler une évolution plus enrichissante et significative.

On s’est tous accompagné mutuellement au travers de ces nombreux apprentissages. Voilà la perle au centre de l’expérience!


L'an 2015 commence bien!

J'ai l'impression de me ramasser souvent à l'aéroport de Winnipeg depuis l'été dernier. J’en profite pour mettre à jour mon blog en attendant mon prochain vol à Saskatoon.

Je viens de passer un mois passé à Montréal pour retravailler mes nouvelles chansons avec Luc de Larochellière – un mentorat rendu possible grâce à l’appui financier du Saskatchewan Arts Board et du Conseil Culturel Fransaskois.

Moi et Luc de Larochellière

Moi et Luc de Larochellière

Luc maîtrise tellement bien l’art de la chanson : raconter avec concision, dessiner avec les mots, jouer avec les sonorités, rendre la chose proche à l’artiste… il m’a appris bien des choses :

J’ai réalisée jusqu’à quel point je suis très bilingue et mêlée/mélangée entre l’Anglais et le Français. J’ai autant de difficulté/facilité à écrire en Anglais qu’en Français et je rencontre des défis différents dans chaque langue. C’est pourquoi j’aime écrire des chansons en Français- c’est une façon pour moi d’apprivoiser la langue et de m’aiguiser une plume distincte qui m’appartient. Luc m’a appris l’importance d’utiliser mes mots et il m’a poussé plus loin… je vois jusqu’à quel point je me suis améliorée depuis mon séjour à l’École national de la chanson. C’est encourageant.

Tant qu’à être à Montréal, j’en ai profité pour faire un tour au Contact Ontarois à Ottawa, à assister à des spectacles, des lancements, des jams... j’ai aussi organisé plusieurs rendez-vous ‘buisiness’ – le tout pour apprivoiser tranquillement le milieu à Montréal et ouvrir mes ails petit à petit!

Roch Voisine a chanté dans ce micro le jour avant moi! #yikes

Roch Voisine a chanté dans ce micro le jour avant moi! #yikes

J’ai aussi eu le grand plaisir de continuer mon travail en studio avec Marc Pérusse. D’ailleurs, l’autre jour, on a enregistré des tracks de drum (merc Justin Allard!) et piano chez Planet Studios où j’ai eu le privilège de jouer un autre super beau piano à queue. Crime de bines en Chine! Quand c’est beau comme ça, on est efficace! Trois takes. Over and out.

Le piano chez Planet Studios

Le piano chez Planet Studios

Camp de musique francophone au Manitoba

C’était dans le cadre d’une résidence de perfectionnement professionnel organisée par le Programme de musique francophone de Manitoba Music que j’ai passé cinq jours chez Falcon Trails Resort cette semaine. Situé au bord du Lac Falcon à 150 kilomètres à l’Est de Winnipeg, c’est un endroit paisible et propice à la réflexion, aux échanges et aux apprentissages qui m’y attendaient.

 

..de toute beauté!

..de toute beauté!

L’intention du camp c’est d’assurer une continuité dans l'évolution de la carrière des 10 artistes qui ont participé aux formations  - autant du côté business/développement entrepreneurial (branding, planification de carrière, pistage radio, finances, etc.) que du côté artistique (écriture, mise en scène, interprétation, etc.). La semaine était donc chargée!

Le fait qu’on a fait venir des formateurs et spécialistes qui avaient des liens fermes avec l’Ouest francophone m'avait surtout marquée. D’ailleurs, la majorité d’entre eux habitent dans l’Ouest. Quelle belle façon de souligner la richesse à laquelle nous avons accès à portée de la main – il faut juste l’étendre!

La belle gang!

La belle gang!

Et quel bel accompagnement : entourée de neuf autres auteurs-compositeurs-inteprètes francophones de l’Ouest de grand talent et de formateurs qui connaissaient bien leur domaine. Je reviens en Saskatchewan avec un tourbillon d’idées dans la tête!

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J’A-D-O-R-E des rencontres comme celle-ci car il s’agit d’une occasion de tisser des liens entre les artistes francophones de l’Ouest. Selon moi, il n’y a pas une meilleure façon travailler contre le défi de l’isolement : nous partageons nos vécus, nos expériences, des trucs, les défis, bref, ce que nous avons appris pour faire avancer nos carrières respectives. Ainsi, nous trouvons un terrain commun et développons un système de soutien.

Plus nous créons des liens interprovinciaux dans la francophonie, plus nous nous affirmons en tant que culture francophone dans l’Ouest. Nous cultivons donc une fierté et un sens d’appartenance à une culture que nous partageons tous! À mon avis, c’est un des piliers sur lequel une industrie culturelle francophone viable dans l’Ouest peut s’établir et évoluer. Je suis optimiste. Ça me fait du bien.

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba

Le grand Nord!

Avez-vous déjà visité le Yukon? Sinon, c'est le temps de partir en voyage! Le rythme de la vie dans le Nord est paisible, les gens sont chaleureux et la vue, spectaculaire...constamment. Le slogan du territoire explique mieux: "Plus grand que nature". 

J'ai passé cinq jours dans le Grand Nord pour jouer quelques spectacles notamment dans le cadre du Atlin Arts & Music Festival situé dans un petit village près d’un lac, entouré de montagne. Beauté totale. En plus, le festival est un trésor : super belle programmation, bénévoles dévoués, ambiance agréable pour jeunes et moins jeunes. J’ai vraiment aimé les ateliers offerts par les autres artistes (en particulier, celui offert par David Bidini. Ce sont de vrais ateliers- pas juste des jams comme dans plusieurs festivals folk). L’éléments des arts visuel et du cinéma ajoutent toute une autre couleur et dynamique au festival – une vraie célébration de l’art et de la culture.

Sur la liste des highlights se retrouvent le couple hyper généreux qui m’a hébergée (merci Chris et Stewart!), la bouffe pour les artistes (meilleurs repas de festival à vie, hands down!), les shows intimes avec un public ouvert et très franco (yé!) et la pièce de résistance – la co-écriture d’une chanson avec des jeunes de la région (4 à 9 ans).

Bodybuilder

Bodybuilder

J'amène toujours des photos et illustrations quand j'offre des ateliers d'écriture de chansons avec des jeunes. Ils ont choisi celle d'un bodybuilder. La toute est cute à mort! Vous pouvez l'écouter ici: 

D'ailleurs, j'ai tellement adoré mon expérience avec ces jeunes que je leur ai invités sur scène pour interpréter la chanson durant mon show. C'était pas mal awesome. 

Évidemment, qui dit Yukon dit activités en pleine air et jours sans fin...sublime! 

La rivière yukonnaise

La rivière yukonnaise

Le soleil de minuit

Le soleil de minuit

Le mois prochain, je visiterai le Manitoba à quelques reprises. 

à + les amis! 


Enregistrement avec les 300 élèves de l'École française de Saskatoon

L’École Française de Saskatoon m’a invitée à venir dans leur école pour écrire une chanson thème avec leurs élèves. La chanson parle des croyances selon lesquelles l’école fonctionne pour mieux vivre en communauté : la gentillesse, l’apprentissage, le respect et la sécurité.

J’ai visité l’école 5 fois avant de faire l’enregistrement et TOUS les élèves étaient impliqués : les élèves de la 3e à la 8e année ont écris les paroles; les 7e et 8e ont composé la mélodie, choisi le groove et la suite d’accords; les 6e ont chanté et joué la percussion; les 5e ont chanté et joué le ukulélé, les 3e et 4e ont chanté et joué la flûte à bec; et les M à 2 ont chanté… 300 élèves dans le gymnase pour enregistrer leur composition - c’était une expérience formidable!

 

J’adore monter des projets comme celui-ci (surtout avec le personnel SUPER encourageant de cette école) car ils me rappellent l’importance de la dimension communautaire dans la vie des jeunes. Je crois que les élèves ont réellement sentis comme s’ils contribuaient à quelque chose plus grand qu’eux. C'était le fun pour moi de voir qu'ils ont développé un peu plus leur sens d’appartenance à leur communauté ainsi que leur fierté scolaire.

L’enthousiasme des jeunes est complètement contagieux!