Road trip #3 - Destination: La gestion des doutes

Il y a quatre ans, j’ai botché l’hymne national américain. Ce n’était pas l’interprétation bâclée qui m’avait secouée le plus. C’était l’attention internationale qu’elle avait attirée… je me sentais petite, nulle et j’avais tellement, mais vraiment honte de moi.

J'en parle davantage en road trip: 

Depuis, je réalise que ce sont les expériences difficiles, comme celle-là qui ont le plus grand potentiel de changer ma vie pour le mieux. C’est pourquoi je reconnais l’importance de me retrouver dans une situation inconfortable de temps en temps. Le malaise que je ressens est la preuve que quelque chose à l’intérieur de moi grandit et évolue.

Quelle a été la dernière fois que vous avez ressenti un malaise ou un point tournant personnel? Qu’avez-vous appris?

Road trip #2 - Destination: couché de soleil

Y’a rien de plus beau que les couchés de soleil en Saskatchewan. Quand je prends le temps de les admirer, je me souviens que mes racines creusent le ciel, autant qu’ils creusent la terre.

https://www.youtube.com/watch?v=HdZVgROkUGU

C’est ma mère qui m’a transmise cette admiration pour les couchés de soleil.

Road trip #1! Destination: Johnny Cash

As-tu déjà lu un poème qui semble avoir été écris que pour toi? …c’est l’impression que Daniel Beaumont m’a donnée quand j’ai lu son texte Johnny Cash. J’en parle davantage dans cette vidéo:   

 

Aimez-vous la collaboration? Qu’en ressortez-vous? 

Je priorise la collaboration car elle a changé ma vie!

Bonne fête des mères à toutes les mamans !!

Je suis très reconnaissante de la mienne et je l’aime beaucoup :-)

Ma mère m’a transmise plusieurs leçons/valeurs que je tiens à cœur :

  • La meilleure recette de macaroni et fromage  

  • L’importance de pardonner

  • L’importance de l’entraide

  • « Fair is not always equal! »…me semble que c’est le genre de chose qu’un parent de quatre enfants dirait souvent!

  • Son amour pour les couchés et levés de soleil en Saskatchewan

Quelles leçons/valeurs retenez-vous de votre maman?

Jour de la Terre - Il faut

Parfois je me demande si le fait de prendre mon vélo plus souvent, de traîner mon mug à café et de recycler vaut même la peine : est-ce que ces mini gestes-là ont même un effet positif sur l’environnement? Ce questionnement était le point de départ de Il faut – une chanson qui explore le cercle vicieux qu’est l’exploitation des ressources naturelles.

Le 22 avril, on célèbre le Jour de la terre. J’étais étonnée d’apprendre qu’on le célèbre depuis 1970! C’était Mr. Nelson, un sénateur américain du Wisconsin qui a proposé la première manifestation afin d’éveiller une prise de conscience et insérer les causes environnementales dans le discours politique. Plusieurs activités de sensibilisation se sont développés depuis, pour en faire du 22 avril, l’évènement participatif écologiste les plus importants.  

Même si la lenteur de la mobilisation de nos institutions et gouvernements me décourage, je me rappelle qu’au moins, ils sont en train de se mobiliser et qu’il y a des gens courageux qui travaillent fort pour maintenir cette tendance.

Je suis donc reconnaissante qu’au moins un jour par an, le discours environnementaliste prend le dessus et on parle davantage des efforts de sensibilisation.

Et alors, comme plusieurs autres, j’éteindrai mes lumières à 20h30 pour souligner le jour de la terre. J’ose croire que l’accumulation de petits gestes collectifs comme celui-là finira par changer notre façon de faire et pourra éventuellement changer la façon que nous vivons sur cette planète afin d’en prendre meilleur soin.

 

 

 

Célébrons la journée internationale de la femme!

Zoé a présenté ces sacs sous format d’installation pour l’exposition Women’s World au centre BAM en 2016. Elle préfère les voir utilisés ou insérés dans un contexte public. Elle aime stimuler des conversations sur les rôles que jouent les femmes dans notre société à travers des objets qui sont attrayants et fonctionnels. Ses sacs sont souvent ‘kitschs-quétaines-cutes’. Ils font références au liens traditionnels qui existent entre la femme et la domesticité à travers des éléments comme la broderie ou des clichés de la fémininité. Elle aime aussi contribuer à la désexualisation de l’anatomie humaine pour souligner ce que nous partageons comme traits ‘physiques’ en tant que membres d'une même espèce. Son sens de l'huCe sac s'appelle: "Titty Tote" 

3 bienfaits de la collaboration qui ont changé ma vie!

La collaboration porte fruits! Voici les 3 bienfaits de la collaboration qui ont influencé ma démarche artistique :

1)    Changement de perspective

La collaboration me permet de faire autrement : découvrir de nouvelles façons de faire de liens, de cultiver des idées et de créer. Cela me permet de voir le monde différemment, de m’inspirer autrement, et rend ma « façon de faire » plus malléable et flexible. Ça fait des chansons plus intéressantes au bout du compte, je crois.

2)    Aiguiser mes forces

Lors d’une résidence d’artiste il y a plusieurs années, Luc de Larochellière m’a conseillée de créer des chansons en débutant par les paroles avant la composition musicale. L’exercice m’a fait réaliser que je travaille au moins trois fois plus fort sur mes paroles que sur ma musique. Alors que je suis capable d’écrire des textes dont je suis fière, la composition musicale me vient tellement plus facilement et naturellement. Un jour, j’ai décidé : pourquoi est-ce que je dois forcer la chose, quand il existe des paroliers qui sont doués avec les mots pour qui l’écriture de paroles vient facilement? C’est alors que j’ai fait appel à Daniel Beaumont, Mathieu Lippé et Mélanie Noël.. L’initiative m’a donné plus de temps et d’énergie à consacrer à la composition musicale pour créer quelque chose plus qui dessert encore mieux les paroles – pour que mes mélodies et structures musicales soient mieux au service des paroles

3)    De nouveaux amis!

Le processus de création est souvent un voyage intime où je peux découvrir les plus belles histoires, souvenirs et idées cachés dans un recoin intime. Je peux également y retrouver des défis et des peurs. Quand je collabore, c’est comme si je laisse la porte entrouverte sur cet endroit – une invitation à l’autre de rentrer, délicatement. On apprend donc à se connaître et on forge des liens créatifs et des amitiés!

Promesse du nouvel an : écouter plus de vinyle

Faites-vous des promesses du nouvel an? Moi non plus! Ben, pas normalement. 

Cependant, cette année j'ai décidé d'en faire une: je veux prendre le temps d'écouter plus de musique. Je ne parle pas d'une écoute passive en road trip dans ma voiture ou en background pendant que je fais du travail à l'ordi. Je fais déjà ça. Ma résolution est inspirée du lecteur de vinyle que j'ai reçu pour Noël. Je me donne le défi ...non, le luxe, de faire une écoute active où j'élimine toutes autres distractions afin d'investir mon attention à l'album en question. J'éteins mon téléphone, je me prépare un bon café, press play and go! Ça fait du bien! 

La plupart des vinyles dans ma collection sont des hand-me-downs de ma grand-mère - un desquels contient des tounes de la chorale de la paroisse des Saints Donatien & Rogatien du village de Prud'homme, SK (enregistré en 1961)...c'est pas fort.

Harmonium et Emmy Lou Harris sont super le fun à écouter, mais mes oreilles veulent autres choses. 

Avez-vous des suggestions? Quels albums devraient absolument faire parti de ma collection?

 

L’inspiration du temps des fêtes

Il a (enfin!) neigé à Saskatoon hier…ben, une petite poudre de rien, mais ce peu d’accumulation met contexte les décorations du temps des fêtes municipales au centre-ville. J’aime ça. On dirait, qu’avec la neige, les journées de -35 sont plus faciles à endurer …ça veut dire que je pourrai bientôt aller patiner!

Quand il neige, j’ai l’impression que le temps arrête. Et quand le temps arrête, je prends du recul… on dirait qu’il y a ben des gens de mon entourage qui prennent du recul à ce temps-ci de l’année. C’est sans doute le temps des fêtes qui encourage cette réflexion.

Et je réfléchis…je viens de vivre une super belle année! En raison des multiples collaborations, j’ai beaucoup grandis en tant qu’artiste et humain. J’ai appris l’importance de faire confiance à de nouveaux collaborateurs, j’ai lancé un nouveau disque dont je suis très fière et j’ai eu le privilège de beaucoup voyager pour partager cette musique avec ceux qui prennent le temps d’écouter– d’ailleurs, durant la période la plus busy cet automne, j’ai visité 17 villes en 21 jours (yikes!)! C’est toute une année!

Je me sens choyée de pouvoir vivre toutes ces expériences et d’être une artiste qui vie de sa musique. Je suis reconnaissante des nombreux collaborateurs, fans et amis qui m’ont encouragée et aidée. À tous les ans, je prends le temps de créer des petits cadeaux faits à la main pour reconnaître ces gens-là. Cette année, je leur ferai des chocolats!

Je suis surtout reconnaissante de ma famille. J’ai bien hâte à passer du temps avec eux à Noël : faire la jasette, écouter des films, jouer des jeux de cartes et manger! …faut dire que les Normand mangent bien! La bouffe joue un rôle hyper important dans notre tradition familiale du temps des fêtes. Que ce soit la tourtière, les perogies ou la sucre à la crème de ma grandmère, on les savoure!

C’est un temps tellement nostalgique pour moi! Pis la nostalgie, ça fait du bien de temps en temps! :-) …c’est ce qui a inspiré la chanson Sing Me Home. Ça pis, Joni Mitchell, un road trip en Alberta et un poème de Victor Hugo. D’ailleurs, j’ai écrit la chanson à la suite d’une marche au centre ville de Saskatoon en Novembre 2014 durant laquelle j’ai pris cette photo :

Comment fêtez-vous cette période estivale? Qu’est-ce qui vous fait chaud au cœur? Qu’est-ce qui vous inspire? 

Chanter avec Daniel Lavoie était pas mal awesome!

Un ami vient de m’écrire un message à la suite d’avoir écouté Sing Me Home. Il m’a dit qu’il pleurait en l’écoutant, assis par terre dans son salon. La nostalgie de la chanson lui avait fait vivre quelque chose. La toune lui rappelait les beaux moments qu’il avait vécus sur les prairies en Saskatchewan.

Je ne sais pas si ce sont les couchés de soleil qui donnent la piqûre ou si c’est quelque chose dans l’air… peu importe, l’horizon semble habiter le cœur de tous ceux qui ont vécu sous le ciel des prairies. J’ose croire que cette nostalgie est peut-être une des raisons que Daniel Lavoie avait accepté de chanter Sing Me Home en duo… «Sans négliger que la chanson est très belle » m’affirme-t- il.

Daniel et moi nous sommes rencontrés à Winnipeg en 2010, dans le cadre d’un projet – il était le directeur artistique d’un spectacle dans lequel je participais. Il est aussi un grand ami de Marc Pérusse (mon réalisateur). Donc, quand j’ai eu l’idée de faire une chanson en duo, le choix était évident.

Daniel est arrivé au studio à Montréal un jour avec un 6 pack de Stella. Je me souviens de m’avoir dit : « OMG! C’est Daniel Lavoie! …okay Alexis, be chill ». Deux secondes plus tard, je me suis dit : « OMG Daniel Lavoie boit du Stella! Okay, mental note ».

Une fois que les étoiles dans mes yeux se sont éteintes un peu, on a révisé la toune ensemble, vérifié les harmonies et Daniel a chanté ses parties. Par la suite, on a partagéles bières qu’il nous avait amenées. C’était pas mal awesome! 

Daniel a un bon sens de l’humour, il est généreux et créatif. Ça vraiment été le fun de travailler avec lui.

Je ne sais pas si c’est la neige qui vient de tomber, ou la fin décembre qui approche, mais Sing Me Home inspire en moi une magie du temps des fêtes – un temps de retrouvailles et une belle nostalgie de se retrouver chez nous, entre amis et famille.

Du moins, c’est ce que je vous souhaite en cette période estivale!

 

*** *** ***

Achetez la chanson ici: 

iTunes: http://smarturl.it/AN_iTunes 
Bandcamp: http://smarturl.it/AN_Bandcamp 
Spotify: http://smarturl.it/AN_Spotify 
 

Hocus Pocus

Il y a plusieurs années, j’ai passée quelques semaines chez une femme à Granby, QC avec qui j’ai développé une belle complicité : une femme forte, créative, photographe et une maman très fière de ses deux filles. On a perdu contact depuis mon séjour chez elle, mais il y a un bout de conversation qui restera toujours avec moi. Elle m’a dit, pour réussir dans la vie, dans mes projets, ça prend deux affaires :

1) Une vision claire de ce que je veux : une vision tellement claire que toutes mes actions et projets sont développés en fonction de cette vision sans même que je m’en aperçoive. Quand la vision est floue, y’a des choix à faire, des décisions plus tough à prendre et y’a des détours... et pleins de doutes.

2) Un peu de magie

Le boute du travail j’ai compris tout de suite. C’est la partie sur laquelle j’ai un peu plus de contrôle/d’influence. J’ai souvent fait appel à de l’aide et à des mentors pour m’appuyer dans ma démarche mais je reste une artiste indépendante, auto-gérée, qui fait tout : c’est moi qui compose les tounes, qui paye les factures, qui lèche les timbres et qui rédige les demandes de financement ainsi que les plans de d’affaires/de commercialisation. Je suis rendue habituée de voir les étapes - le travail à faire pour arriver au point B du point A. Et je travaille très fort.

J’avais plus de difficulté à comprendre la magie. C’est comme si je l’attendais, comme si quelque chose allait tomber du ciel – un intervenant allait soudainement apparaître dans ma vie pour me montrer le chemin à prendre. J’étais naïve (je le suis encore par moments, je crois!).

Mais je commence à comprendre : la magie, c’est quelque chose qui se voit sur une période de temps. Par exemple : si ce n’était pas pour les Rencontres qui chantent - une résidence d’artiste organisées par l’Alliance nationale de l’industrie musicale à laquelle j’ai participé en 2010 - je n’aurais pas eu l’occasion de rencontrer Marc Pérusse. Je lui ai recroisé à quelques reprises depuis et, éventuellement, c’est lui qui a réalisé mon nouveau disque.

Je vois maintenant qu’il est parfois impossible de savoir comment le point A me mènera au point B ou C. Y’a un effet domino là-dedans qui est complètement hors de mon contrôle. Le seul travail que j’ai à faire, c’est de faire confiance.

Alors que les intervenants ne tombent pas du ciel, ils sont toujours là. Toujours dans les parages, de près ou de loin. Quand je leur pose les bonnes questions, quand je les invite à collaborer, quand je suis à l’écoute, j’invite la magie à venir jouer dans ma cours.

Nouvel album

Doux Seigneur, y’a un nouvel album en chemin! 

Eeek!! Je viens d’entendre les masters de mon nouvel album…j’avais un perma-smile sur la face tout le long. J’ai tellement hâte de partager ça! 

Cet album était basé sur un seul objectif : je voulais juste m’améliorer en tant qu’auteure-compositrice-interprête. Je voulais écrire des meilleures tounes, mieux maîtriser l’interprétation et surtout, puiser dans une source créative plus authentique et personnelle. 

Je me suis entourée d’une équipe qui allait me mettre le feu au cul et me pousser plus loin que j’aurai pu m’amener toute seule dont Marc Pérusse à la réalisation du projet. Luc de Larochellière a été mon coach en écriture de paroles et j’ai aussi collaboré avec d’autres paroliers québécois dont Daniel Beaumont, Mathieu Lippé et Mélanie Noël. 

Le résultat est super! Marc a fait un très beau travail de réalisation…des arrangements qui coulent de source…comme du miel pour les oreilles. 

Et moi, j’ai beaucoup appris : j’ai développé un plus grand respect pour le processus de création. J’ai appris que, parfois c’est la chanson qui dicte la direction dans laquelle elle ira – pas moi! Parfois créer une toune (ou réaliser un album) c’est un processus qui dure plusieurs mois (ou années!). Parfois, la toune ne s’écrira juste pas et c’est ben correct de la laisser tomber. Parfois ça me prend quelques mois avant de comprendre comment interpréter la toune – trouver ma voix, même si c’est moi qui a écrit les paroles. Quand l’acte de créer a le temps de murir et de respirer, il a le temps de prendre son envol, bien équipé. 

Pour célébrer, je prends la route avec ma bonne amie franco-albertaine, Ariane Mahryke Lemire qui lance un nouvel album elle aussi. On fera une tournée oustrienne ensemble – un plateau double et double lancement entre Vancouver et Winnipeg. Par la suite, je continuera ma route toute seule direction Est pour un lancement à Montréal le 11 novembre. 

J’espère vous croiser sur la route! 

Bisoux, 

Alexis

Entr'Arts: résidence d'artistes à Banff

Ça fait déjà unmois que j’ai l’intention de partager une réflexion par rapport à la résidence d’artiste que j’ai vécue à Banff à la fin août… Dernièrement, je me sens enterrée sous un tas de tâches administratives en vue le lancement de l’album de mon projet anglophone. Je reviens enfin à la surface pour prendre de l’air…oui! Respirer un peu, ça fait du bien!

J’ai passée une semaine à Banff pour participer à Entr’Arts - une résidence d’artiste organisée par le Regroupement des Artistes Franco-Albertains (le RAFA). L’idée du projet c’est de regrouper des artistes francophones de l’Ouest (et quatre du Nouveau Brunswick). Cette année, nous étions vingt : 12 artistes visuels, 5 musiciens et 3 écrivains.

Il s’agit de la quatrième édition à laquelle je participe. J’arrive tout le temps avec un objectif précis pour pouvoir profiter au maximum de mon temps. Ceux qui me connaissent bien savent que j’organise littéralement tout mon temps. D’ailleurs, lors de la dernière édition il y a deux ans, j’étais particulièrement productive : en plus d’avoir profité des cours de yoga offerts par le centre sportif, de faire des longueurs dans la piscine et de prendre des longues marches dans les bois, j’ai eu le temps d’écrire trois nouvelles chansons et composer une musique sur le texte de quelqu’un d’autre.

Cette année, je suis arrivée avec deux objectifs : travailler la mise en scène de mon nouveau spectacle et écrire une nouvelle toune. Mais, je me sentais tiraillée, incapable de maintenir le focus, d’abandonner mes attentes. Pas de yoga, pas de piscine, pas de marche dans les bois… ma tête et mon esprit ressemblaient aux montagnes étouffées par la boucane des feux de forêts au Nord des Etats-Unis. Brouillard total.

Je travaillais pleins d’affaires différentes avec des gens différents : mes nouvelles compos avec Marc Pérusse; l’interprétation/la mise en scène avec Ghyslain Filion; le branding avec Gabrielle Bouchard… J’ai passé trois jours à travailler à fond mes affaires sans avoir l’impression d’avancer du tout! C’est drôle à quel point j’avais peur d’être déçue de moi – peur de ne pas réussir à tout faire! Je me suis mise encore plus de pression et j’ai frappé un mur. 

J’ai décidé de me changer les idées en faisant un tour pour visiter les studios des artistes visuels et Sabine Lecorre-Moore m’a invité à peinturer quelque chose….ça m’a fait du bien! Presqu’autant que la bouteille de vin rouge que je m’étais achetée (j’ai choisi la marque « Screw It »…pour renforcir le fait que je devais abandonner mes attentes).

Jour 4 : le dernier jour de travail. Je me suis réveillée avec un p’tit maux de tête et un « je m’en fou-tisme » - une sorte de « f*ck it » tatoué sur le front. J’ai décidé d’abandonner mes attentes, de suivre le courant …et la boucane s’est dégagée.

Cette année, Entr’Arts m’a rappelé l’importance de moins forcer les choses. Non! L’importance de ne PAS forcer les choses. Parfois les morceaux sont tous là, il faut juste les laisser tomber en place.

Je reconnais la valeur du temps que j’ai passé avec Marc Pérusse (le réalisateur de mon album!) – on a pu discuter de la vision de l’album, choisir les tounes, en retravailler d’autre. On a eu l’occasion de se connaître davantage, de travailler plus ensemble – cela n’a pas de prix! 

Ghyslain Filion m’a fait comprendre une chose SUPER importante : je possède déjà tous les outils que j’ai besoin pour me laisser aller sur scène. Je dois juste me permettre de les utiliser! Quand je force moins, j’ai moins peur, j’ai accès à moi – au noyau de qui je suis et ce que je veux exprimer comme artiste. Mon interprétation est donc plus authentique. Je possède les outils qui me permettront de partager des dimensions de ma personnalité que je n’ai jamais osé explorer. 

Ghyslain Filion

Ghyslain Filion

Marc Pérusse

Marc Pérusse

Le pays du ciel vivant

Je suis fascinée par l’effet que me procure les espaces qui m’entourent. En Saskatchewan, on est réduit à une immense simplicité où les dimensions du paysage sont épiques – plus grandes que la vie. Il y a une relation singulière entre moi et les lieux regroupés sous cet horizon qui suscite ma curiosité… par moments, c’est l’horizon tout court qui impressionne. Le slogan sur nos plaques d’immatriculation est trop parfait : Le pays du ciel vivant.

Si tu as déjà assisté à mon spectacle, tu as sans doute entendu au sujet de ma mère pour qui, prendre des photos est rendu une obsession. En fait, le mot obsession n’est pas le meilleur pour qualifier sa passion. Il suffit de dire qu’elle en a pris sans doute plusieurs centaines. Et mon père, l’homme patient de notre vie, est souvent son chauffeur qui la conduit sur les routes de gravel et de terre, parfois recouverts de neige, pour suivre la lumière du jour et prendre les photos du meilleur spot.

J’ai voudrais partager quelques unes, certaines prises au chalet familial au lac Wakaw:

...tout ça pour inspirer une chanson: Le pays du ciel vivant

Le Gala nouvelle scène - direction artistique

Du 8 au 12 juin dernier, j’ai eu le très grand plaisir d’assurer la direction artistique du gala Nouvelle Scène à Regina. Il s’agit d’une semaine de formation offerte aux artistes débutants fransaskois, à la fin de laquelle, les participants se présentent sur scène. Le lauréat du gala représentera la Saskatchewan au Chant’Ouest (le gala interprovincial) pour tenter sa chance de représenter l’Ouest lors du Festival International de la chanson de Granby en 2016. J’avais donc deux volets principaux à gérer pendant la semaine : la formation des participants et le montage du spectacle.

Photo par Vincent H. Turgeon

Photo par Vincent H. Turgeon

Du côté de la formation, j’étais très choyée de travailler avec une équipe formidable : Giselle Lemire (paroles, interprétation, gestion du trac, etc.), Christie-Anne Blondeau (technique vocale), Michel Lalonde (industrie musicale) et Gent Laird (arrangements et directeur musical). Nous avons réussi à établir un climat de travail dans lequel les participants se sentaient à l’aise de s’ouvrir…mais vraiment. Nous avons aidé chaque participant à tisser des liens personnels avec leurs chansons pour coudre un sous-texte authentique qui soutenait leur interprétation… et, à partir de là, on les a vu s’épanouir.  Utilisant la musique comme le fil unissant les mots les uns aux autres, de fil en aiguille, ils se sont cousu un univers musical qui leur était propre. C’était tellement awesome – dans le vrai sens du mot. J’étais en admiration devant eux le soir du spectacle.

 Vincent Turgeon, le journaliste de Radio-Canada-SK qui nous avait suivi le long de la semaine, a réalisé de supers portraits des participants: Étienne Fletcher, Pascale Marceau-Koziki, Daniel Lelbanc ainsi que le duo Ferré et Fontaine. Ils ont du talent, ils sont ouverts, généreux, curieux et tellement awesome…Découvrez les ici : 

http://ici.radio-canada.ca/regions/saskatchewan/2015/06/11/011-apprendre-chanson-participants-nouvelle-scene.shtml

Du côté du spectacle, je voulais mettre l’accent sur les mots/paroles/poésie et je voulais trouver un traitement visuel texturé sur scène. J’ai choisi le thème : couturiers de paroles. Pour rendre la chose évidente, je voulais littéralement voir un fil conducteur habiller la scène…donc j’ai utilisé près de 10 000 pieds de ficelles en coton pour le faire!

Le tout m’a coûté moins de 200$ en matériaux, mais plus de 20 heures de fabrication et d’installation! Je dois faire un ÉNORME shout-out à Daniel Petit - l’éclairagiste qui a cru au concept et qui a donné généreusement de son temps et énergie pour m’aider à réaliser ce dont j’imaginais dans ma tête. Le résultat était encore plus beau en vraie vie.

Merci aussi à Aurélie Labrière, la coordonatrice du projet au Conseil Culturel Fransaskois et à Audrey, sa stagiaire qui a offert un coup de main indispensable à l’installation aussi. 

Alors que la semaine m’a épuisée, j’en ressors tellement enrichie. J’ai l’impression d’avoir appris plus que les participant : on m’a rappeler qu’en communiquant son affection/appréciation/encouragement, on bâti la confiance; j’ai appris l’importance de laisser la place à tous de grandir; et, quand c’est fait avec et par amour, je peux pousser les participants (et me pousser) encore plus loin que je pensais. Le tout pour stimuler une évolution plus enrichissante et significative.

On s’est tous accompagné mutuellement au travers de ces nombreux apprentissages. Voilà la perle au centre de l’expérience!


An Empty Room - websérie

Il y a deux semaines, Creative City Centre (CCC) m’a invité de venir passer un avant-midi dans leurs locaux pour tourner des vidéos de quelques-unes de mes nouvelles chansons. Réalisée en collaboration avec CCC et CBC-SK radio, l’idée du projet est celle deBrent Nielson – un ingénieur de son qui vient de prendre sa retraite après avoir travaillé chez CBC depuis 30 ans.  Le but de l’initiative est de découvrir la musique d’auteurs-compositeurs-interprètes saskatchewannais, mise à nue dans une salle de spectacle vide. La captation audio est diffusée durant l’émission du matin sur les ondes de CBC à Regina.

C’est un paradoxe : l’intimité d’une salle vide. Cependant, le résultat est fort – une belle façon de découvrir les chansons et les artistes, certains desquels j’avais redécouvert pour la première fois (dont Megan Nash, et Keiffer McLean, parmi plusieurs autres).

J’y ai tourné deux chansons. Cette première toune est le résultat d’une collaboration avecMathieu Lippé (qui a écrit les paroles).

Tournage, montage et captation audio réalisés par Brent Nielson. 

Direction SUD!

Puerto Morelos, Mexique

Puerto Morelos, Mexique

J’aime tellement le fait que je peux travailler là où j’ai accès à Internet. Cet hiver, j’en ai profité au maximum. Où est-ce que j’ai passé mon temps? … en Amérique centrale!

J’ai passé deux semaines à me bronzer la bedaine au Mexique avec ma famille. Je me suis baigner dans le Golfe du Mexique, j’ai fait du yoga sur la plage, on a mangé dans les restos… c’était surtout un temps de repos, mais j’ai trouvé des moments à côté de la piscine pour travailler quelques demandes de subventions, des rapports et des bookings. Ouain… ma vie n’est pas facile pannntoute!

Quand je ne suis pas en autobus, je suis en vélo! 

Quand je ne suis pas en autobus, je suis en vélo! 

Je suis revenue au Canada pendant une très brève semaine avant de retourner dans le Sud avec mon amie Susan – j’ai passé une semaine avec au Costa Rica avant de poursuivre mon voyage solo au Nicaragua. Cette fois-ci, c’était de vraies vacances – temps sur plages, j’ai fait de la tryrolienne, randonnés sur des volcans, transport en commun en autobus, améliorer mon espagnol. J’étais fière de moi : j’ai n’ai pas amené mon ordi!!

Moi et Susan. Tamarindo, Costa Rica. 

Moi et Susan. Tamarindo, Costa Rica. 

Les couleurs dans le sud sont spectaculaires!

Ciao for now rock stars!!!

L'an 2015 commence bien!

J'ai l'impression de me ramasser souvent à l'aéroport de Winnipeg depuis l'été dernier. J’en profite pour mettre à jour mon blog en attendant mon prochain vol à Saskatoon.

Je viens de passer un mois passé à Montréal pour retravailler mes nouvelles chansons avec Luc de Larochellière – un mentorat rendu possible grâce à l’appui financier du Saskatchewan Arts Board et du Conseil Culturel Fransaskois.

Moi et Luc de Larochellière

Moi et Luc de Larochellière

Luc maîtrise tellement bien l’art de la chanson : raconter avec concision, dessiner avec les mots, jouer avec les sonorités, rendre la chose proche à l’artiste… il m’a appris bien des choses :

J’ai réalisée jusqu’à quel point je suis très bilingue et mêlée/mélangée entre l’Anglais et le Français. J’ai autant de difficulté/facilité à écrire en Anglais qu’en Français et je rencontre des défis différents dans chaque langue. C’est pourquoi j’aime écrire des chansons en Français- c’est une façon pour moi d’apprivoiser la langue et de m’aiguiser une plume distincte qui m’appartient. Luc m’a appris l’importance d’utiliser mes mots et il m’a poussé plus loin… je vois jusqu’à quel point je me suis améliorée depuis mon séjour à l’École national de la chanson. C’est encourageant.

Tant qu’à être à Montréal, j’en ai profité pour faire un tour au Contact Ontarois à Ottawa, à assister à des spectacles, des lancements, des jams... j’ai aussi organisé plusieurs rendez-vous ‘buisiness’ – le tout pour apprivoiser tranquillement le milieu à Montréal et ouvrir mes ails petit à petit!

Roch Voisine a chanté dans ce micro le jour avant moi! #yikes

Roch Voisine a chanté dans ce micro le jour avant moi! #yikes

J’ai aussi eu le grand plaisir de continuer mon travail en studio avec Marc Pérusse. D’ailleurs, l’autre jour, on a enregistré des tracks de drum (merc Justin Allard!) et piano chez Planet Studios où j’ai eu le privilège de jouer un autre super beau piano à queue. Crime de bines en Chine! Quand c’est beau comme ça, on est efficace! Trois takes. Over and out.

Le piano chez Planet Studios

Le piano chez Planet Studios

Camp de musique francophone au Manitoba

C’était dans le cadre d’une résidence de perfectionnement professionnel organisée par le Programme de musique francophone de Manitoba Music que j’ai passé cinq jours chez Falcon Trails Resort cette semaine. Situé au bord du Lac Falcon à 150 kilomètres à l’Est de Winnipeg, c’est un endroit paisible et propice à la réflexion, aux échanges et aux apprentissages qui m’y attendaient.

 

..de toute beauté!

..de toute beauté!

L’intention du camp c’est d’assurer une continuité dans l'évolution de la carrière des 10 artistes qui ont participé aux formations  - autant du côté business/développement entrepreneurial (branding, planification de carrière, pistage radio, finances, etc.) que du côté artistique (écriture, mise en scène, interprétation, etc.). La semaine était donc chargée!

Le fait qu’on a fait venir des formateurs et spécialistes qui avaient des liens fermes avec l’Ouest francophone m'avait surtout marquée. D’ailleurs, la majorité d’entre eux habitent dans l’Ouest. Quelle belle façon de souligner la richesse à laquelle nous avons accès à portée de la main – il faut juste l’étendre!

La belle gang!

La belle gang!

Et quel bel accompagnement : entourée de neuf autres auteurs-compositeurs-inteprètes francophones de l’Ouest de grand talent et de formateurs qui connaissaient bien leur domaine. Je reviens en Saskatchewan avec un tourbillon d’idées dans la tête!

Affiche.jpg

J’A-D-O-R-E des rencontres comme celle-ci car il s’agit d’une occasion de tisser des liens entre les artistes francophones de l’Ouest. Selon moi, il n’y a pas une meilleure façon travailler contre le défi de l’isolement : nous partageons nos vécus, nos expériences, des trucs, les défis, bref, ce que nous avons appris pour faire avancer nos carrières respectives. Ainsi, nous trouvons un terrain commun et développons un système de soutien.

Plus nous créons des liens interprovinciaux dans la francophonie, plus nous nous affirmons en tant que culture francophone dans l’Ouest. Nous cultivons donc une fierté et un sens d’appartenance à une culture que nous partageons tous! À mon avis, c’est un des piliers sur lequel une industrie culturelle francophone viable dans l’Ouest peut s’établir et évoluer. Je suis optimiste. Ça me fait du bien.

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba

J'étais aux nouvelles! Entrevue avec Radio-Canada, Manitoba

Prix de la musique folk canadiens

Je passe beaucoup de temps en Alberta ce mois-ci! D'ailleurs, je viens de passer la fin de semaine à Calgary pour les Prix de la musique folk canadiens où j'étais en nomination dans la catégorie de l'Auteur-compositeur francophone de l'année. Je n'ai pas remporté le prix (bravo Danny Placard qui l'a remporté!!) MAIS j'ai eu l'occasion de découvrir la communauté canadienne de la musique folk canadienne, et surtout, l'importante communauté folk de Calgary. J'étais complètement sous le charme! Saviez-vous qu'il existent 8 clubs de musique folk à Calgary?? Saviez-vous que plusieurs d'entre eux survivent grâce aux abonnements des membres?? J’ai rencontré Bruce, un membre du club Saturday Night Special qui m'a informée qu'il y a une liste d'attente de quatre ans pour obtenir une adhésion au club! La plupart des clubs existent depuis les années 1970s et offrent une programmation annuelle durant laquelle un spectacle est présenté par mois (en moyenne) entre septembre et avril. Ça, c’est tellement cool!

Je décris l’ambiance : il est important de comprendre que ces clubs sont fondés sur une philosophie communautaire à laquelle s’inscrit la musique. Ce n’est donc pas la musique qui fait venir la communauté, mais l’inverse. Les shows sont présentés dans une salle communautaire où de longues tables sont installées perpendiculairement à la scène. Certains membres arrivent deux heures à l’avance pour réserver leur place préférée dans la salle (quel enthousiasme!!). Les gens amènent une collation ou peuvent acheter de la nourriture ou des boissons alcoolisés sur place. Le résultat : un public SUPER ouvert, attentif, participatif. Résultat secondaire : une superbe ambiance pour l’artiste.

Il paraît qu’un certain pourcentage de billets est réservé aux non-membres, mais ils sont souvent vendus bien à l’avance. Si vous pouvez vous en procurer, je vous conseille fortement de vivre cette expérience!